COVID-19 : Pour avoir plus d'information sur les mesures sanitaires qui seront mises en place lors de la conférence,

visitez notre page d'information ici.

Conférenciers invités

Les conférenciers invités suivants feront des présentations durant les sessions pléniaires tout au long de la conférence. 

Rock slope stability assessment – the benefits and challenges of remotely sensed data

Dr. Jean Hutchinson, Ph.D., P.Eng., FEIC, FCAE

Queen's University

RÉSUMÉ:

Les données de télédétection, acquises en utilisant diverses méthodes, et ce sur un certain nombre de points d'observation différents, sont de plus en plus utilisées pour l'évaluation de la stabilité des pentes rocheuses naturelles ou excavées. La qualité, la quantité ainsi que la fréquence d'acquisition des données continuent d'augmenter, à mesure que les fabricants développent de nouveaux outils et que les résultats de la recherche et du développement améliorent la collecte, le nettoyage, l'alignement, le traitement et l'interprétation des données. Plusieurs études de cas démontrant l’utilité des données de télédétection seront présentées et discutées, et ce dans un contexte d'évaluation des risques et de gestion des infrastructures. Au fur et à mesure que l’utilité de ces données est démontrée et comprise, il y a tendance à s'éloigner des autres types d'instrumentation. Cependant, il est extrêmement utile de combiner différents ensembles de données, car l'histoire de l'instabilité des pentes est souvent complexe et la compréhension des mécanismes et des processus nécessite de multiples sources de données.

BIOGRAPHIE:

Professor Dr. Jean Hutchinson is a professor in Geological Sciences and Geological Engineering, is a registered Professional Engineer in Ontario, and is a Fellow of both the Canadian Academy of Engineering and the Engineering Institute of Canada. A Geological Engineer by training, Jean practiced as an engineer for several years, first with the Ontario Ministry of Transportation, and later with Klohn Crippen Consultants, before joining first the University of Waterloo and then moving to Queen’s University. Jean specializes in rock engineering, site characterisation and risk management for mining and transportation infrastructure, with a focus on landslide hazards, and novel monitoring techniques.

Geohazard Management in Permafrost Regions

Lukas Arenson, Dr. Sc. Techn. ETH, P.Eng.

BGC Engineering Inc.

RÉSUMÉ:

Les paysages des régions situées dans la zone de pergélisol changent à un rythme sans précédent. Dans l'arctique et le subarctique, les changements des conditions environnementales, en réponse aux changements climatique, ont des impacts importants sur le pergélisol, entraînant le développement de processus qui n'avaient soit jamais été observés dans le passé, ou présentant des changements dans leurs fréquences et ampleurs. Ces changements modifient considérablement le potentiel de danger, ce qui a un impact sur le risque pour les infrastructures. Il n'est donc plus adéquat de compléter une évaluation des géorisques en documentant les événements historiques et en supposant que les processus futurs seront similaires. Une approche d'évaluation des risques basée sur les processus est donc nécessaire. D'un autre côté, des incertitudes importantes existent dans ces processus et il ne serait pas économique d'adapter toutes les infrastructures dans les régions situés dans la zone de pergélisol pour résister aux impacts basés sur les pires scénarios. La surveillance, en combinaison avec un système d'alerte, offre une approche économique pour la gestion des géorisques dans les régions de pergélisol, ce qui non seulement aide à réduire les conséquences potentielles mais permet également d'améliorer en permanence la compréhension du processus naturel et plus particulièrement des mécanismes de déclenchement des géorisques. Les progrès récents des technologies de surveillance et de communication ainsi que des systèmes de gestion de données offrent de nouvelles opportunités mais aussi des défis. Sur la base de deux études de cas, les valeurs et les limites des systèmes de surveillance et de gestion des géorisques sont discutées.

BIOGRAPHIE:

Dr. Lukas Arenson is a Principal Geotechnical Engineer at BGC Engineering with 18 years of expertise in permafrost engineering, specifically in frozen soil mechanics, periglacial risk assessments and geothermal modelling. He received his PhD in civil engineering at ETH Zurich, Switzerland in 2002. In 2003 he moved to Canada and has worked on infrastructure and mining projects in the Arctic and mountain permafrost. He has been involved in consulting and research work related to preventing permafrost degradation and mitigating effects of climate change on northern transportation infrastructure. Lukas teaches permafrost engineering courses at universities and for industry, and published various scientific publications in the fields of frozen soil mechanics, permafrost engineering, rock glaciers and glaciology. Lukas is an Adjunct Professor at the Civil Engineering Department of the University of Manitoba. He was the recipient of the Troy L. Péwé award in 2003 and was awarded the Roger J. E. Brown Memorial Award from the Canadian Geotechnical Society in 2010 for his contributions to permafrost engineering research and to the cold regions engineering division. He is currently in the president of the Canadian Permafrost Association and chair of the 2024 International Permafrost Conference to be held in Whitehorse, YT.

Reducing landslide risk - Emerging challenges and novel technologies

Suzanne Lacasse, Ph.D., et Jean-Sébastien L'Heureux, Ph.D.

Norwegian Geotechnical Institute

RÉSUMÉ:

Cette présentation traitera de la réduction des risques de glissement de terrain au vu des récentes avancées technologiques et de l'impact du changement climatique. La société et les normes exigent de plus en plus des décisions « fondées sur les risques ». La nécessité de développer des solutions durables et holistiques est soulignée. Les nouveaux défis résident dans l'intégration des technologies émergentes, par exemple de nouveaux modèles, les résultats des tests physiques, la télédétection pour identifier et quantifier les géorisques naturels et artificiels, et les solutions d'interconnectivité mobile et d'intelligence artificielle pour mettre à jour rapidement les cartes des dangers, des vulnérabilités et des risques. Les nouvelles connaissances doivent ensuite être transformées en une évaluation pratique des risques et des conseils de gestion pour réduire le risque de glissement de terrain. Une approche numérique pour sélectionner des mesures d'atténuation et de nouvelles solutions basées sur la nature est explorée. Des exemples contribuant à accroître les connaissances et à réduire le risque de glissement de terrain sont présentés, y compris l'utilisation de l'apprentissage automatique pour prédire l'occurrence spatiale des glissements de terrain induits par les précipitations. Cette conférence propose des étapes pour améliorer la gestion des risques de glissement de terrain, avec un accent particulier sur : (1) la dynamique du risque, car le risque change avec le temps, (2) la nécessité d'une meilleure compréhension et communication, (3) en utilisant les « leçons apprises » d'événements antérieurs, et (4) répondre avec des conceptions durables, avec des solutions basées sur la nature. Les nouvelles technologies et solutions analytiques doivent être exploitées ensemble pour améliorer les décisions fondées sur les risques, réduire les impacts non durables et relever les défis du changement climatique. Le rôle de la profession de géotechnicien est de servir la société et, à terme, de sauver des vies dans les régions sujettes aux glissements de terrain.

BIOGRAPHIE: Dr. Suzanne Lacasse

Madame Suzanne Lacasse, PhD., a fait un baccalauréat en arts à l’Université d’Ottawa et a poursuivi sa formation en génie civil à l’École Polytechnique de Montréal ainsi qu’au Massachussetts Institute of Technology (MIT). Après 15 ans à l’emploi du MIT, Mme Lacasse a continué sa carrière à l’Institut Géotechnique de Norvège (NGI). Mme Lacasse en a été la directrice générale de 1991 à 2012. Elle s’est distinguée, entres autres, en donnant la 37e conférence Terzaghi, la 55e conférence Rankine ainsi que la 8e oraison Terzaghi de l’ISSMGE. M. Lacasse a été élue membre de l’Académie Nationale d’ingénierie aux États-Unis, au Canada, en Norvège et en France. Elle est de plus Officier de l’Ordre du Canada ainsi que Chevalier du Premier Ordre du Faucon en Islande.

BIOGRAPHIE: Dr. Jean-Sébastien L'Heureux

Jean-Sebastien est originaire de l'Outaouais et a obtenu un baccalauréat en Génie Géologique de l'Université Laval en 2003. Il a par la suite fait ses études de maitrise en Science de la Terre à l'Université d'Oslo, où il a obtenu son MSc. en 2005. En 2009, Jean-Sébastien a reçu un PhD en Géotechnique du NTNU à Trondheim en Norvège. Il travaille depuis 2012 au bureau de l'institut de géotechnique Norvégien (NGI) à Trondheim. Les champs d'expertise de Jean-Sebastien sont liés aux analyses de risque, argiles sensibles, mouvements de terrain, propriétés et caractérisation des sols ainsi qu'à la stabilité des pentes. Jean-Sebastien possède une vaste expérience en tant que chef de projet et a été impliqué dans de nombreux comités d'experts à la suite de glissements de terrain catastrophiques dans les argiles sensible en Norvège.

Innovating for Tomorrow: Building on 125 years of Earthquake Monitoring in Canada

David McCormack, Ph.D.

Ressources Naturelles Canada

RÉSUMÉ:

Cette année marque le 125e anniversaire de la surveillance systématique des tremblements de terre par le gouvernement fédéral du Canada. Les données recueillies depuis ce temps nous ont permis d’effectuer des analyses statistiques sur les tremblements de terre, leurs emplacements et permettent aussi de commencer à comprendre les secousses qu'ils produisent. Depuis 1953, ces informations ont été intégrées dans les cartes de risque sismique pour le Canada, avec le modèle le plus récent proposé pour le Code national du bâtiment du Canada 2020. Les modèles de risque sismique fournissent les niveaux de secousses attendus pendant la durée de vie d'un bâtiment et, en conjonction avec l'application des codes du bâtiment, peuvent être utilisés pour définir le niveau approprié de protection contre les tremblements de terre nécessaire pour éviter, ou au moins réduire considérablement, les catastrophes. Bien qu'il ne soit pas possible de prévoir les futurs séismes (e.g. date, localisation, magnitude) l'avènement de nouvelles technologies et la robustesse améliorée des réseaux de surveillance sismique permettent la construction de systèmes d'alerte précoce aux séismes (EEW), fournissant une alerte de quelques secondes à quelques dizaines de secondes alerte avant l'arrivée des secousses. Le Canada installe actuellement des systèmes EEW dans l'ouest et le sud-est du Canada qui fourniront un avertissement avant le début d'une forte secousse sismique, permettant des mesures d'atténuation telles que la fermeture des vannes de gaz ou des mesures de protection individuelle (par exemple, chute, couverture et maintien). La mise en service de ce système est prévue pour 2024. Pour l'avenir, nous prévoyons des améliorations technologiques nous permettant d'exploiter des capteurs dans des environnements de plus en plus éloignés et hostiles, des progrès dans la détection et le traitement des signaux et l'intégration de systèmes de capteurs au sol et dans l'espace. Ces améliorations ouvrent la possibilité d'étendre notre couverture de surveillance dans l'Arctique et de détecter non seulement les tremblements de terre, mais aussi les phénomènes associés tels que les chutes de pierres et les grands glissements de terrain.

BIOGRAPHIE:

M. David McCormack, Ph.D., est le directeur exécutif du Service canadien d'information sur les dangers naturels au Canada à Ressources naturelles Canada. À ce titre, il est responsable des opérations des services de surveillance et d'alerte au Canada pour les tremblements de terre et la météo spatiale, ainsi que de s'assurer que les obligations techniques du Canada sont respectées en vertu du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires. Originaire d'Irlande du Nord, il est titulaire d'un doctorat en sismologie de l'Université de Cambridge. Il vit à Ottawa.

Flowslides in sensitive clays of eastern Canada

Pascal Locat, Candidat au Ph.D.

Ministère des Transports du Québec

RÉSUMÉ:

Dans l’est du Canada, principalement au Québec et en Ontario, des dépôts silto argileux, communément appelé « argiles sensibles », couvrent les basses terres des anciennes mers postglaciaires de Champlain, de Laflamme et de Goldthwait. Dans certaines conditions, de grands glissements de terrain, appelés « glissements fortement rétrogressifs » (GFR), peuvent s’y produire lorsque le dépôt d’argile est suffisamment sensible. Dans certains cas, les distances de rétrogression observées lors de ces glissements peuvent atteindre quelques centaines de mètres, voire occasionnellement plus du kilomètre. Ce phénomène peut donc constituer un risque majeur pour les personnes et les infrastructures présentes aux endroits susceptibles aux GFR. Certaines régions du Québec sont particulièrement exposées à cet aléa, considérant qu’environ 89 % de sa population vit à l’intérieur des limites d’anciennes mers postglaciaires. La présentation portera spécifiquement sur la problématique des coulées argileuses, qui représente l’un des principaux types de GFR. La synthèse d’une compilation récente de ces glissements, qui ont été caractérisés à l’aide d’investigations géotechniques détaillées et de levés lidars, sera présentée. Les critères géotechniques et géométriques, qui pour la plupart ont été formulés au cours des décennies 1970-1980, et qui permettent d'évaluer si un site est susceptible aux coulées argileuses, seront précisés et mis à jour. De plus, des travaux récents concernant la propagation des débris de tels phénomènes y seront aussi abordés.

BIOGRAPHIE:

Pascal Locat a obtenu son diplôme collégial en génie civil en 1992 et travailla en géotechnique et en contrôle des matériaux de construction à titre de technicien jusqu’en 1996. Son intérêt dans le domaine de la géotechnique grandissant, il a obtenu son baccalauréat en Génie géologique en 2000 et sa maîtrise en Génie civil (géotechnique) en 2002, les deux de l’Université Laval. Depuis 2005, il travaille à la Section des mouvements de terrain du ministère des Transports du Québec qui est basée à Québec. Dans ce rôle, Pascal a réalisé des cartes de contraintes relatives aux glissements de terrain et des travaux de stabilisation des berges dans plusieurs régions du Québec. Il est aussi expert gouvernemental lors de situations d’urgences en lien avec les glissements de terrain. Depuis 2014, il est impliqué dans plusieurs projets de recherche en collaboration avec des universités québécoises. Il poursuit actuellement ses études doctorales en Génie civil à l’Université Laval en lien avec l’étude des coulées argileuses, sous la supervision de Serge Leroueil et Jacques Locat. Pascal a été très actif dans la Section Est du Québec de la SCG et a aidé à organiser les conférences annuelles de la SCG en 2004 et 2015, la 4e conférence sur les Géorisques en 2008 et le premier Atelier international sur les glissements de terrain dans les argiles sensibles à Québec en 2013.